Select Page

Une promenade interactive de 1500 ans sur les routes du thé : A travers le temps et l’espace

par | Actualisé le 30 septembre 2017 | Publié le 19 novembre 2016 | Histoire / Géographie | 0 commentaires

L’ancienne route du thé et des chevaux (en chinois : Cha ma gu dao) était un réseau de sentiers muletiers traversant les zones montagneuses chinoises en direction du Tibet central ou de la Birmanie à partir du Sichuan ou du Yunnan (selon la piste considérée). Des caravanes de chevaux, mulets, yaks et porteurs humains transportaient des briques ou des galettes de thé, notamment du Pu’er, sur 2 400 à 2 600 km. Ce thé était troqué contre des fourrures, vêtements de laine, musc et matières médicinales. La référence aux chevaux tient au fait qu’entre le XIème et le XVIIIème siècle, l’administration chinoise imposa aux populations périphériques du nord-ouest un système de troc étatique de thé contre des chevaux de guerre, nécessaires à la cavalerie impériale. Les échanges commerciaux entre les grands centres dynamiques de la culture chinoise et les peuples tibétains n’ont cessé de se développer et de se diversifier au cours du dernier millénaire grâce à ces pistes caravanières. Les petits sentiers muletiers du début sont devenus au fil de leur développement des pistes caravanières de plus en plus larges, pour devenir à la fin du XXème siècle de grandes routes nationales carrossables, reliant toujours deux entités inégalement développées mais finalement politiquement intégrées, le Tibet ayant été bon gré mal gré absorbé par la Chine.

Caravane sur la route du thé et des chevaux

Ce que nous vous proposons dans ce billet, c’est de nous promener ensemble à travers le temps et l’espace sur des cartes interactives. Sur chacune des cartes ci-dessous, vous pourrez vous déplacer à l’aide des flèches. Dans un premier temps, nous verrons les anciennes pistes muletières du VIIème siècle. Viendra ensuite le XIème siècle et l’époque de l’échange thé contre chevaux. Puis nous parlerons du XIIIème siècle avec la route des Hui, et du XVIIème avec la route du thé et du sel. Nous finirons enfin avec les grandes nationales du XXème siècle.

Les premières routes du thé : la piste muletière du VIIème siècle

À l’époque des Tang (618-907), un grand empire rival apparaît à l’ouest de la Chine, l’empire tibétain Tubo. À plusieurs reprises au cours du VIIème siècle, ces deux empires s’affrontent pour le contrôle de plusieurs régions limitrophes. Le roi Tibétain Songtsen Gampo (609 – 650), pour consolider ses alliances politiques, aurait obtenu deux épouses bouddhistes, la princesse népalaise Bhrikuti et la princesse chinoise Wencheng (en 641). Le VIIème siècle fut ainsi pour le Tibet une époque de grande ouverture sur les civilisations extérieures : il découvre le bouddhisme sous l’influence des princesses, reçoit l’écriture de l’Inde et prend connaissance des procédés de fabrication du papier, de l’encre et de la poterie en usage en Chine. Pendant des siècles, le Tibet recevra des influences culturelles de ses deux grands pays voisins.

La voie de communication commerciale longtemps la plus importante entre le

Tibet et la Chine était dirigée est-ouest : elle partait de Ya’an au Sichuan (au sud de Chengdu), puis passait par Chamdo sur les hauteurs du Tibet, avant de se diriger vers Lhassa. Les caravanes qui empruntaient cette piste emmenaient du thé au Tibet. Elles partaient de régions productrices de thé situées dans la zone frontalière de l’aire culturelle tibétaine. Bien que chinoises car les Tibétains n’ont jamais cultivé le thé, ces régions ont toutefois été contrôlées par l’empire tibétain à certaines époques.

Ya’an a longtemps été une ville frontière de l’empire Chinois, et a connu à ce titre un sort changeant au cours des siècles. D’abord garnison chinoise sous les Han (-91, -49), elle fut fréquemment contrôlée par les armées tibétaines de l’empire Tubo ou par les armées du royaume de Nanzhao. Elle redevint chinoise sous la dynastie Song en 1070.

Une deuxième piste muletière, à l’apparition plus tardive

Une seconde piste, partant du Yunnan plus au sud et qui se développera bien plus tardivement, était d’abord dirigée sud-nord jusqu’à Chamdo sur la première piste, puis obliquait sur Lhassa. La région du nord-est de l’actuel Yunnan fut aussi contrôlée par le royaume Tubo. Avant l’invasion mongole du XIIIème siècle, la région autour de Dali, de langue tibéto-birmane, était plus liée à l’Asie du Sud-Est, à l’Inde et au Tibet qu’à l’empire Chinois. Durant la domination tibétaine sur le Yunnan, une voie de communication militaire fut ouverte entre ces régions et

le royaume du Tibet. Elle partait de Simao (l’actuelle Pu’er) et montait en direction du nord vers Dali, Lijiang et le Tibet. Elle deviendra plus tard une grande voie d’échange d’un vaste réseau caravanier, comprenant aussi la voie partant de Ya’an. Ces pistes caravanières seront connues sous le nom tibétain de drelam (piste muletière) ou de gyalam (grande piste) ou sous les noms chinois de chámǎ dào, “Route du thé et des chevaux” ou de xīnán sīchóu zhī lù, “Route de la soie du sud-ouest” (alors que la soie n’y était pas échangée).

Une troisième piste, la route du thé et du coton

Une piste qui joua un rôle essentiel dans l’histoire de la région fut celle qui se dirigeait vers la Birmanie. Partant de Dali, elle passait par Lincang, Baoshan et Tengchong, avant de franchir la frontière birmane et de se diriger jusqu’à Bhamo. Elle peut être considérée comme une branche d’une voie commerciale très ancienne, connue sous le nom d’ “Ancienne Route Sichuan Yunnan Birmanie 

Inde“, qui partait de Chengdu au Sichuan, passait par Kunming et Dali, au Yunnan, puis de là, passait par la ville de garnison Baoshan, Ruili, et pénétrait en Birmanie puis en Inde. La voie commerciale qui irriguait cette région est mentionnée par le pèlerin bouddhiste Xuanzang au VIIème siècle. Elle était connue aussi des Indiens qui mentionnent une voie passant par l’Assam, la Haute-Birmanie jusqu’au Yunnan.

Pourquoi des périodes différentes ?

L’essor de ces trois pistes à des moments différents tient au fait que l’histoire de la culture du thé dans les zones de départ des caravanes sont différentes. Jusqu’au XIIIème siècle, la culture du thé a été surtout limitée au Sichuan, Hunan, Hubei et dans le cours inférieur du Yangzi. Au Yunnan, la culture du thé était moins développée, bien qu’il y ait eu des théiers sauvages qui poussaient dans la montagne. La première mention du thé comme boisson date des Tang (618-907). Le Manshu (Livre des Barbares du sud, publié en 862) indique : “Les théiers poussent dans les montagnes aux alentours de Yinsheng [dans l’actuel Xishuangbanna]. Leurs feuilles sont cueillies et traitées de manière aléatoire. Les barbares Mengshe [ancêtres du peuple Bai] font bouillir les feuilles de thé avec différents épices, du gingembre et de l’olivier odorant“.

Au Tibet, le thé était au début un produit de luxe, consommé seulement par les lamas bouddhistes et les aristocrates, avant de devenir une boisson de plus en plus populaire entre les Xème et le XIIIème siècles. Le thé tibétain po cha est une infusion additionnée de beurre de dri (la femelle du yak). Alexandra David-Néelqui circulait dans les années 1920 dans la région et décrit ainsi sa fabrication : ” Le thé, qui s’achète en briques compressées, est cassé en menus morceaux et bouilli longuement. Ensuite, il est versé dans une baratte. On y jette alors du sel, un peu de soude et une plus ou moins grande quantité de beurre, suivant les moyens de chacun. Le mélange est fortement baratté, puis passé dans un tamis afin d’en enlever les feuilles qui y restent “. Le résultat est un genre de soupe roborative très précieuse pour résister aux conditions climatiques rigoureuses des hauts plateaux. Cette boisson, stimulante et calorique, s’est rendue indispensable à ces montagnards qui ont pris l’habitude d’en consommer de très grandes quantités tous les jours.

Le thé, qui s’achète en briques compressées, est cassé en menus morceaux et bouilli longuement. Ensuite, il est versé dans une baratte. On y jette alors du sel, un peu de soude et une plus ou moins grande quantité de beurre, suivant les moyens de chacun. Le mélange est fortement baratté, puis passé dans un tamis afin d’en enlever les feuilles qui y restent

Alexandra David-Néel

Focus sur le thé au beurre

Si le thé au beurre tibétain est quelque chose qui vous questionne, nous vous invitons à regarder cette vidéo très intéressante ! Il y est aussi fait mention des différents objets qui accompagnaient les caravanes sur la route du thé, notamment des sabres tibétains, assez surprenants.

On résume un peu avant d'aller plus loin

Les premières routes du thé se sont développées à partir du VIIème siècle entre la Chine et l’empire Tibétain. La première partait du Sichuan jusqu’à Lhassa, la deuxième partait du Yunnan toujours vers Lhassa et la troisième partait du Yunnan jusqu’en Brimanie.

A partir du XIème siècle, l’échange thé contre chevaux

Sous la dynastie Song (960, 1279), le monopole d’État sur le thé du Sichuan devient une source importante de revenus pour l’achat de chevaux aux Tibétains. Les Chinois élevaient des chevaux mais reconnaissaient la supériorité des chevaux venant des hauts plateaux du Qinghai. Plus forts, plus robustes, plus vaillants, les chevaux des nomades étaient appréciés dans la cavalerie impériale. L’on eu recours à deux routes, aux départs différents mais se rencontrant à Chamdo, au Tibet.

Un organisme d’état fut alors créé en 1074, l’Agence du thé et des chevaux, le (cha ma si), pour contrôler ce commerce. Il encourageait les marchands barbares à échanger leurs chevaux contre du thé. La période des transactions était courte afin de mieux la contrôler. La moitié de la production de thé du Sichuan (elle-même évaluée à 15 000 tonnes) put être vendue au Tibet. Par

contre, on ne connaît pas de sources historiques mentionnant le thé au Yunnan à cette époque. Le système fonctionna un temps, mais quand le monopole étatique sur le thé déclina, les marchands privés exportèrent de grandes quantités de thé, si bien que la demande de thé des barbares diminua et leur attrait pour la transaction “thé contre chevaux” s’amenuisa en conséquence.

On résume encore un peu avant d'aller plus loin

Les premières routes du thé se sont développées à partir du VIIème siècle entre la Chine et l’empire Tibétain. A partir du XIème siècle, un organisme d’état gère l’échange du thé chinois contre les chevaux tibétains, ces derniers étant meilleurs au combat que leurs homologues chinois. Deux routes aux départs chinois différents joignent toutes les deux Gyantse au Tibet.

XIIIème siècle : L’arrivée des commerçants musulmans avec les Mongols

L’entrée en scène des Mongols, au XIIIème siècle, va complètement bouleverser la carte de l’Eurasie. Pékin est prise en 1215, le Royaume de Dali tombe en 1253 et un an plus tard, tout le Yunnan est soumis. En 1274, un musulman de Boukhara, Sayyid Ajjal, est nommé gouverneur du Yunnan. Son arrivée est suivie par des marchands et artisans musulmans. La dynastie Yuan des Mongols domine désormais un immense empire couvrant toute l’Asie Orientale, Chine (des Song), Sichuan, Yunnan et Tibet compris.

La communauté musulmane Hui, descendante de populations Mongoles, Turques et autres ethnies d’Asie Centrale, arrivées avec les armées de Kubilai Khan, va s’imposer comme le groupe marchand le plus dynamique du Yunnan.

Ils s’implantent dans les grands centres commerciaux autour de Weishan, Dali, Tengchong et Lijiang et les dominent rapidement. Les caravanes muletières musulmanes, Huihui mabang, vont dominer le commerce entre le Yunnan et la Birmanie. Les denrées échangées étaient très variées : tissus, thé, sel, peaux, os d’animaux, argent, etc. Les Hui empruntèrent aussi l’ancienne piste vers le Tibet jusqu’à Zhongdian et Deqin, où les marchandises étaient troquées à des commerçants tibétains qui les transportaient ensuite par les cols élevés jusqu’à Lhassa. Des caravanes tibétaines descendaient tous les ans vers le sud, jusqu’à Simao, pour se procurer du thé. Celui-ci, de qualité inférieure à celui venant du Sichuan, était connu sous le nom de guzong, nom que les Bai donnaient aux Tibétains de Zhongdian.

On continue à résumer avant d'aller plus loin

Les premières routes du thé se sont développées à partir du VIIème siècle entre la Chine et l’empire Tibétain. A partir du XIème siècle, deux routes aux départs chinois différents joignent toutes les deux Gyantse au Tibet. Au XIIIème siècle, la communauté musulmane Hui domine les grands centres commerciaux et échange de nombreuses denrées dans toute la zone allant du Yunnan à la Birmanie, à l’Inde et au Tibet.

XVIIème siècle : l’époque Qing et le commerce du thé et du sel

L’époque Qing (1644 – 1911) voit l’arrivée au pouvoir des Mandchous. Avec elle, l’achat des chevaux de guerre diminue et finit par être arrêté en 1735. Conjointement, les restrictions administratives sur le commerce du thé furent levées et le commerce privé entre le Yunnan-Sichuan et le Tibet s’en trouva très stimulé. Pour répondre à une demande accrue, la production de thé se développe. Les efforts de l’administration chinoise du Sichuan portent essentiellement sur le commerce du thé et du sel, les deux principales sources de revenu.

En 1661, à la demande du cinquième dalaï-lama à la cour mandchoue Qing, un grand marché de thé et chevaux à Beisheng (actuel Yongsheng) est ouvert au Yunnan.

À partir de cette époque, le commerce du thé entre le Yunnan et le Tibet commence à prendre plus d’ampleur. De nombreux marchands s’engouffrent sur les pistes pour faire commerce du thé, du sel et d’autres marchandises. À Lhassa, on trouvait 2 à 3 000 commerçants chinois, une centaine d’Indiens et environ 300 Gurkhas. La plupart des commerçants chinois viennent du Yunnan. Il leur faut plus de six mois pour faire le voyage par la piste partant de Simao, passant par Lijiang, Zhongdian, Dêqên jusqu’à Lhassa. À la fin du XIXème siècle, Yang Juxing était un marchand yunnanais célèbre et puissant qui faisait commerce de thè, sucre, fourrures et phrug (vêtement épais de laine tibétain), entre le Yunnan et le Tibet ou l’Inde. Il entretenait des relations avec le dalaï-lama et les représentants de l’empereur Qing au Tibet. Il pouvait même faire des avances financières à ces derniers pour payer la troupe au Tibet.

On résume toujours avant d'aller plus loin

Les premières routes du thé se sont développées à partir du VIIème siècle entre la Chine et l’empire Tibétain. A partir du XIème siècle, deux routes aux départs chinois différents joignent toutes les deux Gyantse au Tibet. Au XIIIème siècle, les Hui échangent des denrées dans toute la zone allant du Yunnan à la Birmanie, à l’Inde et au Tibet. L’arrivée au pouvoir des Mandchous au XVIIème siècle marque la diminution de l’échange de chevaux de guerre. La production de thé se développe et avec elle le commerce du thé et du sel entre le Sichuan-Yunnan et le Tibet se voit renforcé. La route du thé et du sel va alors de Simao à Lhassa.

Le XXème siècle et l’ère des routes nationales

En 1912, la République est proclamée, mais rapidement le pays sombre dans la confusion. Le premier président Sun Yat-sen est en peu de temps évincé au profit des seigneurs de la guerre qui se disputent le pouvoir. Jusqu’en 1949, le pays sera en butte à des affrontements croisés multiples : guerre civile entre les armées du Kuomintang et du Parti communiste chinois, puis à partir de 1937, seconde guerre sino-japonaise provoquée par l’invasion de l’armée impériale japonaise.

Malgré ces nombreux conflits, le thé pu’er du Yunnan gagne en réputation dans toute la Chine. Les anciennes voies de communication caravanières du Sichuan et du Yunnan vers le Tibet sont grandement perturbées par les escarmouches violentes entre le Sichuan et le Tibet. Les commerçants du Yunnan trouvent alors une nouvelle voie commerciale vers le Tibet, via la Birmanie et l’Inde. La route est plus longue et passe par la mer, mais elle est moins chère et plus rapide. En 1928, quatre fois plus de thé était transporté par la voie Birmano-indienne que par la piste sud de Zhongdian et Chamdo. Si bien que le thé du Yunnan prit la place dominante qu’avait le thé du Sichuan à Lhassa.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes nationalistes de Tchang Kaï-chek sont ravitaillées par les Alliés par la route de Birmanie. Cette route carrossable, reliant Kunming à Lashio en Birmanie, fut construite en 1937-1938

par les troupes nationalistes chinoises d’un côté et les troupes britanniques de l’autre. Elle passait par Dali, Baoshan, traversait la Salouen puis se dirigeait vers le poste frontière de Wanting. En 1942, l’envahissement de la Birmanie (sous administration britannique depuis 1886) par l’Empire du Japon met fin à la voie commerciale Birmano-indienne.

À la fin de la seconde guerre mondiale, les pistes muletières Yunnan-Tibet sont réactivées. Les caravanes, conduites par des commerçants Naxi ou Tibétains, transportent le thé du Yunnan et ramenent du Tibet de la cire d’abeille, du musc, des champignons, des vêtements de laine, des fourrures, des tapis, etc. Le thé chinois est la première marchandise chinoise mais il s’y ajoute aussi du sucre brun et des vermicelles.

Après l’établissement de la République populaire de Chine en 1949, l’intervention militaire chinoise au Tibet (1950-1951) marque l’étape décisive de l’incorporation du Tibet à la Chine, qui détermine aussi la fin de la liberté de commerce sur les pistes muletières du sud-ouest. Dans les décades suivantes, le gouvernement chinois lance la construction de routes nationales : la nationale 318 entre Shanghai, Chengdu, et Lhassa (empruntant la piste caravanière du nord, allant de Ya’an, par Kangding, Markam, Nyingchi, jusqu’à Lhassa) et la nationale 214 entre le Xishuangbanna et Xiningau Qinghai (empruntant aussi

une partie de la piste muletière du sud, passant par Lincang, Dali, Zhongdian, Deqin, Markam, Chamdo). Ces voies ouvertes aux camions par tout temps ont bien sûr rendu complètement obsolètes les pistes muletières. Avec en plus l’ouverture en 2006 de la ligne ferroviaire Qing-Zang, les échanges commerciaux entre un Tibet (intégré à son puissant voisin) et les régions chinoises prospères des plaines centrales n’ont cessé de croître et d’amener d’innombrables marchandises chinoises et de migrants hann sur les hauts plateaux tibétains.

On finit par un résumé avant la conclusion

Les premières routes du thé se sont développées à partir du VIIème siècle entre la Chine et l’empire Tibétain. A partir du XIème siècle, deux routes aux départs chinois différents joignent toutes les deux Gyantse au Tibet. Au XIIIème siècle, les Hui échangent des denrées dans toute la zone allant du Yunnan à la Birmanie, à l’Inde et au Tibet. Le XVIIème siècle marque le développement de la production de thé et avec elle le commerce du thé et du sel entre le Sichuan-Yunnan et le Tibet se voit renforcé. Le XXème siècle et l’après-guerre est marqué par la réactivation des anciennes voies muletières et le développement de deux grandes voies nationales, la 318 et la 214, sur plus de 8 000 km cumulés. Les échanges se font désormais en camions qui circulent jour et nuit.

Conclusion

En conclusion, si nous ne connaissons évidemment pas aujourd’hui les voies qui seront empruntées dans l’avenir, nous avons de bonnes raisons de penser que ces voies vont encore se développer. En effet, avec une mondialisation de plus en plus généralisée, des moyens de transports permettant d’aller toujours plus loin plus rapidement et une ouverture du marché chinois à l’Occident (avec notamment, rappelons-le, des occidentaux découvrant et consommant de plus en plus de thés chinois), il est difficile d’envisager le futur autrement. La Chine est un pays en plein essort économique et l’un des savoir-faire sur lesquels elle a une grande compétence est sans contexte la production du thé. Nous l’avons vu, le thé du Yunnan a des siècles d’histoire et continue aujourd’hui à séduire de plus en plus d’amateurs de thé, qu’ils soient Chinois, Asiatiques ou bien sûr Occidentaux.

N

Cet article est terminé !

Nous espérons que cet article vous aura plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous le faire savoir, soit dans les commentaires ci-dessous soit sur les réseaux sociaux ! Si vous avez des questions et avez besoin de conseils, n’hésitez pas non plus par les mêmes biais !

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Rejoignez notre mailing list pour recevoir les dernières nouvelles, mises à jour et téléchargements gratuits !

Vous êtes correctement inscrit ! Vous allez recevoir un mail pour valider votre inscription. Si vous ne recevez rien, vérifiez vos spams.

Pin It on Pinterest

Share This