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Comment fouetter son matcha ?

par | Actualisé le 16 octobre 2017 | Publié le 11 septembre 2017 | Tutoriels | 0 commentaires

Comment fouetter son matcha

A un moment donné, à force de trainer sur les réseaux sociaux, sur les sites consacrés au thé, d’échanger, on voit passer de plus en plus de photos présentant une espèce de mousse verte dans un bol. On s’interroge, on se renseigne, on apprend que cette étrange mixture est du matcha. On hésite à passer le cap. Ca fait envie quand même… Et puis ils disent tous que c’est super ! Alors on y va, on se lance ! Et puis il faut admettre qu’après, on est dubitatif devant cette poudre… Comment faut faire, hein ?

Apprenez donc dans ce tutoriel à fouetter votre matcha !

Le matériel

Non, il ne suffit pas d’acheter du matcha pour pouvoir le boire, encore faut-il un peu de matériel. On le verra, il n’y a qu’un objet qui est absolument obligatoire, tout le reste en revanche peut être remplacé. Parce que vous vous en rendrez compte assez rapidement, vous ne pourrez pas acquérir tout le matériel qui vous fait envie d’un seul coût (remarquez le jeu de mots, superbe), certains objets pouvant atteindre des prix astronomiques… Mais on peut se débrouiller autrement ! 😉

Du matcha sec

Du matcha

Vous vous en doutez, si vous voulez fouetter du matcha, il vous faut d’abord… du matcha ! Pour rappel, le matcha est un thé en poudre utilisé lors de la cérémonie japonaise du thé, le chanoyu. Ramené de Chine en 1191 par le moine zen Eisai, il est obtenu en réduisant en poudre un thé appelé tencha à l’aide d’une meule en pierre. Le tencha n’est pratiquement jamais consommé tel quel. Il est issu de cultures couvertes (aussi appelées cultures ombrées) et après la récolte, ses feuilles sont étuvées puis séchées. On n’en conserve ensuite que la chair, sans les tiges et ni les nervures. Ce n’est qu’une fois moulues qu’elles donneront le matcha.

Ce peut être important à préciser : un bon matcha doit être japonais. Il doit avoir une couleur vert vif et a besoin de maturation avant d’être consommé. On évitera ainsi de consommer un thé de saison, voire de l’année. Le matcha est produit au printemps, il faut au moins attendre l’automne avant de le boire. Enfin, un bon matcha est cher… mais un matcha cher ne sera pas forcément bon !

Un chashaku

Un chashaku est un genre de cuiller fine en bambou, légèrement courbée d’un côté, afin de prélever le matcha. Il n’y a pas grand chose à en dire, si ce n’est que l’on peut très bien le remplacer par une pointe de couteau, une petite cuiller, etc.

Un chashaku

Un chasen

Un chasen est un genre de fouet en bambou. C’est l’instrument incontournable que vous devez absolument posséder pour fouetter votre matcha !

Un chasen
Chawan par Jé le Potier
Chawan en terre sigillée d'Auvergne par Jean-Jacques Gentil

Un chawan

Le chawan est le bol dans lequel sera fouetté puis bu le matcha. Il est grand, et doit l’être suffisamment pour pouvoir monter le thé, mais il ne sera pas rempli entier, loin de là ! Certains chawan valent des petites fortunes, mais en fait n’importe quel bol peut faire l’affaire. Après, c’est à vous de voir comment vous préférez votre matcha.

Fouetter son matcha

Maintenant que vous avez au minimum votre matcha et votre chasen (avec quand même un bol dans lequel fouetter et une cuiller pour prélever), vous êtes équipés ! On va maintenant pouvoir passer aux choses sérieuses  😉

Chawan noir en terre sigillée par Jean-Jacques Gentil, étape 1 de préparation du matcha

Etape 1 : préchauffer le chawan et y déposer le matcha

Pour préchauffer votre chawan, versez-y de l’eau préalablement chauffée à 70° – 80° C. Laissez-la quelques instants puis videz votre bol. Essuyez-le soigneusement avec un tissu afin qu’il soit bien sec et que le thé ne colle pas.

Prélevez ensuite deux chashaku de matcha, soit environ 2 grammes, que vous déposerez en formant un petit dôme au milieu de votre chawan. Eventuellement, vous pouvez le tamiser pour éviter les grumeaux (mais la technique que nous vous proposons ne forme pas de grumeaux ! ).

Pendant que vous réalisez les deux points précédents, faite tremper votre chasen dans un bol d’eau chaude, afin de ramollir les fibres, ce qui vous donnera plus de souplesse.

Etape 2 : commencer à mélanger à l’eau froide

Versez maintenant autour du dôme de matcha un petit peu d’eau froide (vraiment très peu). Avec votre chasen assoupli, vous allez commencer à mélanger votre thé et votre eau. C’est cette étape qui évitera les grumeaux (ça marche aussi en cuisine 😉 ).

Tenez pour cela votre chasen entre le pouce et l’index, bien verticalement, votre avant-bras étant quant à lui bien horizontal. Puis, de l’eau vers le thé, faites des mouvements circulaires, d’abord lentement puis plus énergiquement (pas non plus en mode perceuse hein) lorsque vous obtenez une sorte de boue verdâtre. Arrêtez lorsque la pâte est bien lisse, sans grumeaux.

Chawan noir en terre sigillée par Jean-Jacques Gentil, étape 2 de préparation du matcha
Chawan noir en terre sigillée par Jean-Jacques Gentil, étape 3 de préparation du matcha

Etape 3 : fouetter votre matcha

C’est maintenant que les choses se corsent. Versez doucement 60 à 70 ml d’eau chauffée à 70°-80°C (plus vous avez mis d’eau froide à l’étape précédente, plus l’eau que vous mettrez ici sera chaude, afin d’avoir un thé à 70°-75°C).

Tenez votre chasen comme tout à l’heure et commencez par battre le liquide doucement en raclant bien le fond. Ceci “éclatera” les derniers grumeaux récalcitrants. Ensuite, battez énergiquement en décrivant des “M” (de gauche à droite et de droite à gauche), sans toucher le fond du chawan cette fois. Il faut aller vite. Votre poignet va aller d’avant en arrière tandis que votre bras ira de gauche à droite. Enfin, lorsque qu’il y a assez de mousse, battez doucement la surface du liquide pour en rendre la mousse la plus fine et onctueuse possible. Sortez votre chasen en effectuant lentement un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, afin de ne pas briser la mousse.

 

Vos premiers essais ne présenteront peut-être pas une belle mousse, mais après trois-quatre essais vous y arriverez bien. Afin d’obtenir une belle mousse, vous devez tenir votre chasen de façon souple et douce. Le mouvement quant à lui viendra de l’épaule, coude et poignet étant très souples.

Variante : le koi-cha, ou thé fort

On vient là de voir le usu-cha, ou thé léger, mais le matcha peut aussi être préparé en koi-cha. Dans ce cas, il n’est pas fouetté ou battu mais pétri (cela donne une idée, c’est un peu comme à l’issue de l’étape 2). Le mode de préparation est le même, mais il faudra plus de thé (qui devra être d’excellente qualité) et moins d’eau. On obtient alors un thé sirupeux.

Matcha préparé en koi-cha
Matcha préparé en usu-cha

Voilà, plus d’excuses, maintenant vous pouvez fouetter votre matcha ! Très belles dégustations et cérémonies à vous !

N

Cet article est terminé !

Nous espérons que cet article vous aura plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous le faire savoir, soit dans les commentaires ci-dessous soit sur les réseaux sociaux ! Si vous avez des questions et avez besoin de conseils, n’hésitez pas non plus par les mêmes biais !

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