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Version 2 du nilù par Jérôme le Potier, comparaison à la version 1 et points d’amélioration

par | Actualisé le 12 février 2018 | Publié le 2 janvier 2018 | Bouilloires, Thés-Xpériences | 0 commentaires

Nilù V2 par Jérôme le Potier

Souvenez-vous, au printemps dernier nous étions heureux de vous présenter la première version d’un nilù par Jérôme le Potier, ainsi que la bouilloire en terre qui l’accompagnait. Tellement heureux d’ailleurs que quelques jours plus tard nous vous expliquions comment chauffer l’eau de votre thé au charbon de bambou. Car pour rappel, un nilù est un genre de brasero d’intérieur et de table permettant, en y plaçant des charbons de bambou (ou de coco, ou autre), de faire chauffer l’eau de son thé. Ceci procure une eau plus vive qui se prête parfaitement au gong fu cha antique. Mais ce premier nilù a rapidement fendu sous l’effet de la chaleur…

Jérôme a donc fait une version 2 que nous sommes heureux de tester ici !

A noter avant d’aller plus loin : cette deuxième version de nilù nous a été donnée par Jé (un grand merci ! ) afin que nous l’utilisions et lui fassions un retour, sa recherche étant de créer des objets de thé beaux mais également utilisables, pratiques et efficaces. Ainsi, Jé est déjà au courant de ce que nous relatons ici.

 

Pourquoi la Version 1 s’est-elle fendue ?

Avant de présenter la V2, il convient de comprendre pourquoi la V1 a fendu, l’idée étant que cela ne se reproduise pas, d’autant que nous ne sommes pas les seuls chez qui cela s’est produit. Il y a donc quelque chose qui cloche avec cette première version…

Fissure extérieure sur la version 1 du nilù par Jé le Potier
Fissure intérieure sur la version 1 du nilù par Jé le Potier
Fissure intérieure sur la version 1 du nilù par Jé le Potier

Après plusieurs échanges avec Jé et d’autres chez qui c’est arrivé, il semble que cette première version manque d’épaisseur et de matière, les parois sont fines (entre 1 cm et 1,5 cm). Ainsi, avec la chaleur qui se dégage du foyer, les contraintes de dilatations sont fortes. Le jour où le nôtre a fendu, nous l’utilisions avec du charbon de coco, qui a la particularité de monter haut en température. Le nilù n’a pas tenu le coup. En outre, il présente un énorme tirage (les trous sont très larges) et monte donc rapidement en température. Trop rapidement pour laisser à la terre le temps de se dilater…

Présentation de la version 2 et comparaison à la Version 1

La photo ci-contre présente la deuxième version du nilù par Jérôme le Potier (à gauche) comparée à la première version (à droite). Nous allons détailler cette deuxième version, et voir ensemble que les points faibles dénoncés plus haut ont été corrigés mais que cette deuxième mouture présente aussi d’autres innovations bien agréables !

La même terre à feu… mais beaucoup plus de matière !

Ce qui frappe de prime abord, c’est l’épaisseur et le poids de cette version 2. Si les parois de la V1 mesurent environ 1 cm d’épaisseur, nous sommes ici à 2,8 centimètres. Le poids total passe de 1,13 kg à 2,95 kg. Ca sent la robustesse !

Nilù par Jé le potier : V1 vs V2
Nilù V1 par Jé le Potier, vu en entier
Nilù V2 par Jé le Potier, vu en entier

Toujours en parlant de quantité de matière, l’on voit que la V2 est plus haute. Elle mesure 17 centimètres de haut contre 15,5 centimètres pour la V1. En revanche, le foyer a une plus petite contenance : si extérieurement il a un diamètre légèrement plus important (15 cm contre 14 cm), le diamètre intérieur passe de 13 cm pour la V1 à 10 cm pour la V2.  Cela change énormément de choses : plus d’épaisseur, moins de charbon en train de chauffer, égale plus de temps pour permettre à la terre de se dilater. Ca tombe bien 😉

Un tirage plus doux…

Autre chose très importante concernant le risque de fissure de la V1 : ici, le tirage est beaucoup plus doux. Cela tient au fait que les trous au bas de la partie haute du nilù sont beaucoup plus petits dans cette V2 (on passe de 5 trous de 2 cm de diamètre à 16 trous de 3 mm de diamètre). Ceci a pour effet de monter moins rapidement le foyer en température et donc de permettre à la terre de prendre son temps pour se dilater.

Version 1 du nilù par Jérôme le Potier vue de dessus
Détail des trous de tirage de la V1 du nilù par Jé le potier
Version 2 du nilù par Jérôme le Potier vue de dessus
Détail des trous de tirage de la V2 du nilù par Jé le potier

… Mais peut-être un peu trop

Malgré tout, le tirage est pour nous trop léger. C’est bien car cela permet à la terre de prendre son temps. Mais il faut 4 heures pour monter 1,7 litre d’eau de 10°C à 100°C (contre 1 heure pour la V1 avec la même bouilloire en terre). De plus, ce tirage tout doux fait que le charbon se consume mal, ça fume, ça pique les yeux… bref, ça ne va pas ! Alors, même pas peur (mais quand même en fait), nous avons repercé chaque trou à 6 mm avec une mèche à pierre, lentement, très lentement, millimètre par millimètre… C’est nickel !

Trous de tirage de la V2 après reperçage
Trous de tirage de la V2 après reperçage
La V2 du nilù a des pieds !

Des pieds, il a des pieds !

Non, Mesdames et Messieurs, vous ne rêvez pas, vous lisez bien, cette deuxième version a des pieds ! 🙂

Cela peut paraitre anecdotique, mais c’est vraiment quelque chose qui manquait cruellement sur la première version. Nous étions obligés d’ailleurs de le rehausser sur des cales, afin de laisser circuler l’air en dessous. Car vue la grosseur des trous de tirage, des morceaux de charbon encore incandescents pouvaient tomber dans la partie basse, ce qui chauffait le support et pouvait l’enflammer (ça nous est arrivé avec un support en bois…).

Ici, le problème est triplement résolu : des trous plus petits qui ne laissent passer que des cendres, des pieds qui laissent passer l’air et une épaisseur importante pour rester froid à l’extérieur.

Base de la V1 du nilù vue de face
Base de la V1 du nilù vue de profil
Base de la V2 du nilù vue de face
Base de la V2 du nilù vue de profil

Globalement plus de stabilité

Cette deuxième version est globalement plus stable que la première. Tout d’abord, nous l’avons dit plus haut, elle présente plus de matière. Ce qui fait que la base est plus épaisse. Les trois pieds font également, couplés à cette épaisseur plus importante, qu’elle est plus stable sur le support. Et comme elle est plus large, la partie haute est aussi plus stable sur la base.

Base de la V1 vue de dessus
Base de la V2 vue de dessus

Mais ce n’est pas tout ! La bouilloire est également plus stable, ce qui est on ne peut plus rassurant ! Plus stable car l’ensemble base + haut est plus stable, mais aussi car les trois “pattes” qui soutiennent la bouilloire descendent plus profondément dans le foyer, assurant ainsi un meilleur contact avec la bouilloire. Et avec une eau à 100°C, c’est mieux, croyez-nous !

La bouilloire est plus stable sur la V2
La bouilloire est plus stable sur la V2
La bouilloire est plus stable sur la V2

Pour conclure

Pour conclure, vous l’aurez compris, l’on peut affirmer que cette deuxième version du nilù par Jérôme le Potier est bien meilleure que la première ! On a en effet réduit drastiquement les risques de fissures avec une épaisseur plus importante et une montée en température plus douce. On a également une plus grande stabilité et surtout, des pieds !

Si une V3 voit le jour, il faudra juste un tirage un peu plus balèze et on sera dans la perfection du nilù !

V2 du nilù par Jé le Potier à côté d'une bouilloire
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