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La Boston Tea Party, ou les prémices d’une Révolution : Tea is Freedoooooom !

par | Actualisé le 2 novembre 2017 | Publié le 22 septembre 2017 | Non classé | 0 commentaires

La Boston Tea Party, ou les prémices d'une Révolution

Nous en avions déjà parlé brièvement dans notre billet relatant la véritable histoire du thé, la Boston Tea Party est un évènement de l’histoire de la Révolution américaine considéré par certains comme l’un des déclencheurs de la Guerre d’Indépendance. D’une certaine manière, ce peut aussi être considéré comme l’un des accélérateurs du déclenchement des Guerres de l’Opium. Il s’agit d’une révolte politique ayant eu lieu en 1773 à Boston, la capitale de la province de la baie du Massachusetts, contre le Parlement britannique.

Voyons plus en détail ce qui s’est exactement passé !

Suite à la promulgation du Stamp Act (loi sur le droit de timbre) en 1765 et les Townshend Acts (dont l’objectif était de gagner 40 000 livres chaque année pour financer l’administration coloniale) en 1767, l’Empire Britannique pouvait sans vergogne taxer ses treize colonies américaines. Evidemment, cet état de faits était particulièrement mal perçu par les colonies en question. Ceci était d’autant plus vrai qu’elles n’étaient pas représentées au Parlement de Westminster, bien qu’un principe voulait qu’un territoire qui n’y soit pas représenté ne pouvait être taxé.

Un certain nombre de contestataires comptait bien faire appliquer ce principe, d’autant qu’en raison des problèmes de trésorerie grandissant de l’Empire Britannique, le Roi George III décida d’augmenter fortement les taxes. Le thé, l’un des produits dont la taxe était la plus exorbitante, était devenu un point de discorde symbolique entre la métropole et ses colonies.

John Hancock
John Malcolm passé au goudron et aux plumes quatre semaines après la Boston Tea Party

L’un de ces contestataires, John Hancock, organisa donc face à l’augmentation de ces taxes un boycott du thé de Chine vendu par la Compagnie anglaise des Indes Orientales. Les ventes passèrent alors de 145 000 kg à 240 kg. Liberty, la corvette de Hancock, fut saisie en 1768. Il fut accusé de contrebande, défendu par John Adams (qui sera plus tard le 2ème Président des Etats Unis), et l’affaire fut classée sans suite. Mais l’Empire avait pu démontrer sa poigne…

À partir de 1773, la Compagnie avait d’importantes dettes et d’énormes stocks de thé, mais peu de possibilités de les écouler à cause de la contrebande qui échappait aux taxes. Le gouvernement britannique fit alors passer le Tea Act qui autorisait la Compagnie à vendre du thé aux colonies sans payer les taxes. Cette mesure lui permettait donc de vendre son thé moins cher que les autres importateurs et autres contrebandiers, ce qui provoqua leur ruine et la colère des colons anglais d’Amérique.

À New York, des affiches de The Alarm étaient placardées. Elles critiquaient la Compagnie britannique des Indes Orientales et militaient en faveur des libertés commerciales américaines. John Dickinson appelait alors au boycott de la Compagnie tandis que les marins qui tentaient de débarquer le thé étaient passés au supplice du goudron et des plumes.

Armoiries de la Compagnie des Indes Orientales
Les fils de la Liberté

Les évènements du 16 décembre 1773

Le 16 décembre 1773, six navires chargés de thé arrivent, comme d’habitude, dans des ports des colonies. Un à New York, un à Philadelphie, un à Charleston, et les trois autres (le Dartmouth, le Eleanor et le Beaver) à Boston. Les colons empêchent alors les cargaisons d’être débarquées, et les bateaux repartent vers l’Angleterre avec tout leur thé. Tous ? Non, les navires ancrés à Boston y restent et le gouverneur Thomas Hutchinson leur interdit de repartir avant d’avoir déchargé leur cargaison.

Soixante Bostoniens nommés Les Fils de la Liberté profitent que ces bateaux soient à quai pour grimper de nuit et silencieusement à leur bord. Costumés en Amérindiens de la tribu des Mohawks (car ces derniers suscitaient la terreur), ils ouvrent entre 18 et 19h les tonneaux et jettent 342 caisses de thé par-dessus bord. Rien ne fut volé ou détruit, hormis les 45 tonnes de thé, d’une valeur de 10 000 £.

Le gouvernement britannique répliquera en fermant le port de Boston. La Compagnie des Indes Orientales, blessée au porte-monnaie, résoudra ses problèmes financiers causés par la perte d’autant de thé en vendant de l’opium produit en Inde à la Chine. La Boston Tea Party restera comme l’un des événements symboliques de la révolution américaine et annoncera la guerre d’indépendance américaine.

Le 7 mars 1774, une nouvelle Tea Party aura lieu sur le Fortune

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