Notre Méthode

Le Challenge

Notre challenge, c’est de faire en sorte que nos rapports de dégustation soient le plus objectif possible. C’est en effet la manière que nous jugeons la mieux adaptée pour que l’amateur de thé qui les lit puisse s’y retrouver et toujours comparer. C’est aussi une déformation professionnelle : nous avons tous les deux une formation poussée en psychologie sociale expérimentale (un Master II pour l’une, un Doctorat pour l’autre).

La Solution

La solution que nous avons trouvée pour tenir ce challenge, c’est de développer une méthode de dégustation qui nous est propre, et que nous allons détailler ci-dessous. Pour ces besoins, nous nous sommes créé des outils et indicateurs, de façon à “objectiver” au maximum notre subjectivité de buveur de thé. Et nous les suivons à la lettre pour chaque rédaction de rapport de dégustation !

La Méthode de Dégustation

Avant de rédiger le rapport, nous procédons à la dégustation du thé, bien entendu ! Et pour cela, nous procédons toujours de la même manière. Nous avons développer une grille de dégustation, sur laquelle nous évaluons dans un premier temps l’aspect des feuilles sèches (couleur, texture, odeurs…). Puis nous infusons le thé selon la méthode d’infusion qui nous parait la plus appropriée au regard du type de thé. Nous évaluons alors, toujours sur cette grille, les liqueurs et les infusions (idem, couleur, texture, goûts, ressentis de chacun…). Enfin, nous évaluons les feuilles infusées, le profil gustatif et nous notons.

Durant tout ce processus, nous échangeons au minimum, de sorte à ne pas nous influencer. Ceci nous permet de rester objectifs au maximum. Ce n’est qu’une fois que la grille est entièrement remplie que nous partageons nos ressentis ! Cette façon de faire explique les écarts entre nous deux qui ressortent parfois sur les rapports, et nous prenons cela comme une force.

La rédaction du rapport

Nous passons ensuite à la rédaction du rapport. Toujours sous le même format, ce qui permet les comparaisons. D’abord un petit texte qui présente le thé, où nous l’avons acheté, combien, d’où il vient… Tout ceci accompagné d’une géolocalisation du producteur et d’une photographie du lieu.

Vient ensuite le détail concernant les feuilles, sèches d’abord, humides après. Nous y détaillons la forme, l’odeur, la couleur… Et nous accompagnons le texte de nos photos, le plus souvent en macro de façon à faire ressortir tous les détails. Nous donnons chacun notre avis sur les feuilles.

Puis c’est la dégustation à proprement parler. Nous donnons systématiquement les paramètres d’infusion : méthode d’infusion, température de l’eau, caractéristiques de l’eau, durées d’infusions… Cela rend l’expérience reproductible. Puis nous détaillons les liqueurs et les infusions et nous terminons par donner chacun notre avis.

Enfin, nous concluons : chacun donne son avis et sa note (subjective, mais objectivée au maximum), nous publions la note moyenne et le rapport qualité/prix, nous réalisons le profil gustatif.

Nos outils et indicateurs : construction et utilisation

i

La grille de dégustation

C’est une grille que nous avons développée et sur laquelle nous prenons nos notes sur les feuilles, les liqueurs, les infusions, nos ressentis…

Le test colorimétrique

Pour mesurer les couleurs des feuilles et des liqueurs, comme elles varient d’un oeil à l’autre, nous utilisons le PMS (Pantone Matching System), un système développé par Pantone. Cela nous permet de véritablement comparer les couleurs et de ne pas laisser place à l’interprétation.
g

Le profil gustatif

Nous avons développé une représentation graphique du profil gustatif du thé. Il s’agit d’un graphique radial à 6 dimensions sur lequel chacun évalue sur 5 points les dimensions suivantes : la tannicité, la rondeur, l’équilibre, l’harmonie, la relation nez-bouche et le Cha Qi.

La note moyenne

Indicateur peu difficile à comprendre : chacun d’entre nous donne une note sur 100 du thé, selon ses ressentis mais aussi selon les critères vus plus haut (une sorte de compilation des feuilles, liqueurs, infusions etc.). Nous faisons alors une moyenne de ces deux notes et obtenons une note sur 100, exprimée alors en pourcentage.

Le rapport qualité/prix

Indicateur un peu plus tordu, mais qui nous parait intéressant, parce qu’un bon thé peu cher vaut peut-être mieux qu’un très bon thé excessivement couteux. Pour la calculer, nous ramenons la note moyenne à une note sur 5 selon le découpage suivant : note de 0 à 20 = 1 ; de 20 à 40 = 2 ; de 40 à 60 = 3 ; etc jusqu’à 5. Nous faisons la même chose pour le prix aux 100 grammes : de 0 à 20 € = 1 ; de 20 à 40 € = 2 ; de 40 à 60 € = 3 ; etc jusqu’à 5 qui équivaut à plus de 80 €. Nous divisons ensuite cette nouvelle moyenne par ce prix et nous multiplions le résultat par 20 pour obtenir une note sur 100.

La note compilée

C’est une note finale, sur 5 points, qui tient compte de tous les indicateurs de façon visuelle. La méthode de calcul est la suivante : (note moyenne + rapport qualité/prix) / 20. Le résultat est arrondi au demi-point supérieur. Elle est représentée sous forme d’étoiles.

Xin Yang Mao Jian, fin mars 2017

Dégustation d’un Xin Yang Mao Jian de mars 2017, réputé comme l’un des meilleurs thés verts chinois frais au goût d’agrume, de céréale et de légume vert

Dong Fang Mei Ren, Oriental Beauty, Mai 2017

Dégustation d’un superbe Oriental Beauty de mai 2017 récolté à la main en agriculture biologique, aux saveurs fleuries et gourmandes, très long en bouche

“Hype”, White2Tea Club, juillet 2017

Dégustation du “Hype”, le thé du White2Tea Club du mois de juillet 2017, un très jeune puerh sheng vert au très beau potentiel de maturation

Tea Battle : Lincang green tea VS Lincang fresh puer

Comparaison en mode tea battle de deux thés issus des mêmes arbres et du même producteur mais dont l’un est produit en thé vert et l’autre en puerh

Tang Di Tie Guan Yin de Printemps (après-midi), avril 2017

Dégustation d’un Tie Guan Yin de Printemps récolté en avril 2017 par un petit producteur des montagnes de Tang Di, un très bon oolong fleuri et végétal

Heijing Qing Xin, Or noir de Dong Ding, Printemps 2000

Dégustation d’un Qing Xin de Heijing, un Dong Ding riche et complexe de 2000 re-torréfié chaque année dont les feuilles ont l’aspect de pépites d’or noir

A la découverte des Puerh Sheng de Bulang : comparaison de trois thés d’une même région

Tea Battle entre trois thés puerh sheng de Bulang de 2010, issus de saisons et d’arbres différents, à la découverte par l’expérience de ce terroir réputé.

Gyokuro Gokô d’Ujitawara, mai 2016

Dégustation d’un Gyokuro d’Ujitawara de cultivar Gokô, un thé ombré d’entrée de gamme au bel umami et aux liqueurs denses, riches et profondes.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Rejoignez notre mailing list pour recevoir les dernières nouvelles, mises à jour et téléchargements gratuits !

Vous êtes correctement inscrit ! Vous allez recevoir un mail pour valider votre inscription. Si vous ne recevez rien, vérifiez vos spams.

Pin It on Pinterest